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HB9CGR,
RHI, AHK, F6ETQ, FMB, et Patrick. Sur un plateau neigeux, ciel bleu,
grand soleil, pas de vent et par moins 10 degrés, nous sommes tous
réunis en demi-cercle autour de la bête décapitée et récitons notre
prière. Je vous fais grâce du contenu. Ce n'est pas l'oeuvre d'un
seul, mais d'une bande Gluttards, qui sont à l'origine de ce sinistre
travail. Nous cherchons un moyen pour décrocher les 135 kg, tenant
au sommet du pylône que par le câble en acier de l'asservissement.
Munis d'un casque de protection (illusoire), craignant la descente
soudaine de la machine, je monte au deuxième étage pour vérifier
l'état de ce câble. Ça tient bon. Aussi je survole en vitesse l'état
général de la situation. La rupture est située sur l'arbre plongeant
dans la base mobile, contenant le collecteur triphasé. Et ce dernier
est écrasé par l'appui latéral de la machine. Pas beau à voir. Une
fois de plus, nous installons la chèvre. La machine est suspendue
au moufle. Patrick et Jean-Claude en sont aux commandes. Pas un
Gluttier dans les 16m (à la ronde), sauf Michel qui au sommet scie
le câble en acier. Sitôt fait, la lourde masse bascule, se contorsionne,
se balance et se frotte contre le pylône dans un bruit de vieille
ferraille. Les moufliers amortissent la secousse. Le calme revenu,
ils amorcent la descente, mais le gouvernail s'accroche aux haubans
du pylône. Enio, en prenant des risques s'en charge pour dégager
tout ça. La voie est libre et les moufliers déposent la machine
tout en douceur sur la neige.
Les copains rentrent la génératrice dans la cabane. Cependant je
démonte la base tournante restée au bout du mât. La pièce dans mes
bras, et aveuglé par la neige, je l'amène dans la cabane. Mon entrée
n'est pas discrète, car j'ignore que pour le besoin du transport
lourd, les copains ont déplace l'escabeau, je manque la marche virtuelle
et je m'étale sur le plancher réel. En atterrissant, je lâche la
base tournante, qui continue son bonheur de chemin dans la pièce,
faisant un raffut du tonnerre de diable. Les copains se mettent
tous à l'abri. C'est promis, la prochaine fois je frapperais trois
coups avant d'entrer.
La
panique dissipée, nous regardons la machine de près. Les cassures
comportent des facettes partiellement oxydées. La matière était
déjà fendue et affaiblie avant l'incident de ce jour. Il est fort
probable que les incidents antérieurs sont à l'origine de ces fissures.
La saison était mal choisie pour l'expérimentation des pales de
course. Le déséquilibré provoqué par le givre et les contraintes
gyroscopiques en plus, ont eu raison de la machine. Nous rangeons
le chantier.
En
quittant, Enio s'offre une belle descente sur St. Sergue, en passant
par la Pointe de Fin Château. Michel, emportant le moyeu de l'hélice
(28kg) dans son sac à dos, chute et fait le trou dans la poudreuse.
Nous le relevons et,.. bonne glisse ! Une fois de plus Roland 9CGO,
ne sera pas désoeuvré, Daniel 1EDA, remettra le pas variable d'aplomb,
et 9AHK, aura un sérieux entretient avec la génératrice qui sera
soignée sur place. Aussi jusqu'au rétablissement de la machine éolienne,
la balise 432 sera hors service et le relais fonctionnera avec 200m
W sur l'antenne.
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F1EDA,
6ETQ, 1EXS, 1LLA,1LGP, 1JLR, 1GLQ, HB9AHK....
Une
fois de plus F6ETQ fait résonner le tam-tam dans le Jura 39. De
nombreux OMs répondent à l'appel. Après quelques mois de
labeur, tout est prêt pour une nouvelle Messe. La chèvre étant en
place depuis la veille, la machine prend l'ascenseur. A midi elle
est au sommet de son perchoir. Après la pause c'est le moyeu
à pas variable de F1EDA qui reprend sa place, équipé d'un jeu de
pâles du type classique. En fin d'après midi l'EDF de la Glutte
est à nouveau opérationnel.
Relais
et balise sont enclenchés. A cette occasion, Roland HB9CGO mérite
le grand coup de chapeau, car il a innové la charnière du gouvernail
en l'équipant de douilles frittées au Téflon bronze et plomb. Aussi
il nous a fournis deux arbres en Inox et tous les roulements à billes
pour la machine. Un grand MERCI à tous les amis qui nous ont prêté
leur concours pour célébrer cette Messe. Après deux semaines
de rodage nous décelons un jeu anormal sur les arbres de fixation
des pâles. Par prudence nous remettons l'ancien moyeu en service,
toutefois en bloquant l'angle d'incidence à 16 degrés. Daniel, ayant
changé de QRL professionnel n'a plus accès aux machines et n'est
plus en mesure de ressusciter son pas variable.
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