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| Nous
redoutons ce passage, un véritable glacier ce jour et le franchissons
à quatre pattes. A 300m du relais nous sommes dans une purée filant
à 100km/h. La visibilité est si mauvaise que nous devons marcher au
relief qui, étant modifié par la neige, nous fait simplement perdre
le nord. En ce moment je songe à ma boussole qui, bien rangée au QRA
doit se fendre le cadran ! |
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| A
10h, blanchis par le brouillard givrant, nous arrivons au relais.
Nous dégageons l'entrée. La moyenne des trois thermomètres est de
-10 degrés. Notre machine à brasser le vent n'a pas fière allure.
Une pale est raccourcie d'env. 40cm et l'autre est modifiée dans le
sens de la longueur. Le switch tempête à dégagé, mais F6FMB
l'a mis à l'abri. Tout est bloqué et caché par le givre. L'allumage
du fourneau est une aventure, le tirage est à l'envers du bon sens.
En peu de temps nous sommes deux saucisses fumées, aux yeux rouges
et n'avons pas envie d'une cloppe, un bouchon de neige dans la cheminée
en est la cause. Nous ne pouvons rien entreprendre à l'extérieur.
Une solide soupe à l'oignon nous remet sur pied et nous transforme
en pétards ambulants. Le soir arrive, sans avoir pu mesures l'ampleur
des dégâts ni l'origine de la cause. Nous quittons à 17h espérant
à la semaine suivante. |
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| Dimanche
19 février 1984 |
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F1EDA,
HB9AHK. Il fait beau et le Jura est dégagé. F1EDA Daniel, n'ayant
pas oublié la leçon de la montée précédente, n'a pas perdu son temps
pour adapter son matériel. Ainsi, arrivés au fameux glacier du Col
de Porte, il me présente sa dernière invention. Les raquettes planche
à clous. La démonstration est très concluante. Ça croche! ça monte!
ça marche!.... Pour ma part j'en suis toujours à quatre pattes sur
ce maudit glacier! Au relais, tout est dégivré. Je bigle la boite
d'asservissement. La tige filetée est usée, (du travail pour Roland
HB9CGO) le moteur bloqué, (un induit pour HB9AHK) le fusible de
commande fondu (pour la poubelle).
Daniel
sacrifie un balais pour arrêter l'hélice et nous accrochons la plate-forme
sur la machine. Les bouts de bois n'ont pas bonne mine. Ce sont
nos dernières pièces. Au moyen d'une scie Daniel procède à l'amputation
de la moitié de la pale la plus longue afin de rétablir un pseudo
équilibre avec la pale d'en face. 17h: nous quittons et jetons un
dernier regard sur le ventilateur modifié. La mini hélice donne
à la machine l'allure d'un bâtard, issu d'un croisement entre une
girafe et un papillon. Mais ça tourne et même, ça charge.
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| Pierre,
HB9 AHK. |
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